Contentieux électoraux : le tribunal administratif de Port-Gentil tranche sur 21 affaires

Ce jeudi 30 octobre 2025, le Tribunal administratif de Port-Gentil a tenu une audience consacrée à l’examen des contentieux électoraux relatifs aux élections législatives et locales du 27 septembre dernier dans la province de l’Ogooué-Maritime.

Au total, 21 affaires ont été examinées et jugées en présence du gouverneur de la province, Françoise Assengone Obame, de la présidente de la chambre du Conseil d’État Ndo Rochelle, ainsi que des différents requérants ayant saisi la juridiction en vue de l’annulation du scrutin du 27 septembre 2025 dans le deuxieme le troisième arrondissement de la commune de Port-Gentil et dans la commune d’Omboué.

Après analyse, le président du Tribunal administratif, Yannick Confidence Mvono Efoua, a indiqué que l’ensemble des requêtes ont été déclarées irrecevables en la forme, les plaignants n’ayant pas respecté les conditions impératives prévues par l’article 149 de l’ordonnance n°0026/2018.
Cet article stipule que :

« Les requêtes doivent contenir les noms, prénoms, adresses et qualité des requérants, les noms de tous les candidats figurant sur la liste de l’élection contestée, ainsi que l’exposé des faits et des moyens invoqués. Elles doivent être signées par leur auteur et déposées au greffe dans les dix jours suivant l’annonce des résultats. »

Certains candidats estiment toutefois que ce délibérés souffrent de vices de forme. C’est le cas de Cédric Tchissambou candidat indépendant aux législatives dans le 2ᵉ arrondissement d Port-Gentil, qui soutient que « les requêtes ont été adressées au ministre de l’Intérieur et à la Commission électorale, et non aux candidats adverses ».

Pour sa part, Maître Missou, avocat de la défense de certains candidats, a reconnu le bien-fondé des décisions rendues :

« Rien n’est fini. Il faut accepter qu’il arrive, dans le cadre d’un procès, que certains aspects de la loi nous échappent et entraînent la perte d’une procédure. Mais nous ne nous décourageons pas pour autant », a-t-il déclaré.

Concernant les recours introduits dans la commune d’Omboué, le tribunal les a également déclarés irrecevables en la forme.
En conclusion, le tribunal a rappelé aux candidats la nécessité de bien maîtriser le Code électoral avant d’introduire un recours dans le cadre d’un contentieux électoral.

Ludwine Djiembi