En marge de l’élection du bureau du Conseil départemental de Bendjè, un mouvement d’humeur a été observé ce mardi 11 novembre 2025 aux abords de l’institution. En cause : une grande partie des agents réclament de meilleures conditions de travail.
« Il faut nous restituer ce qui a été coupé. Nous voulons nos salaires. Nous souffrons, les agents ne sont plus pris en charge, il n’y a plus de bons pharmaceutiques, et l’arbre de Noël pour nos enfants a été supprimé. Même dans les pompes funèbres, on n’arrive plus à enterrer un agent. Nous voulons la restitution de tout ce qui a été déduit », a déclaré le délégué du personnel.
Interrogé sur la situation, Paul Mouketou, délégué spécial du Conseil départemental de Bendjé, a tenu à apporter des précisions.
« Ce que vivent les agents du Conseil départemental est la conséquence d’actes posés depuis plusieurs années. Nous savons tous que le budget du CDB a été considérablement réduit en 2024. Cette décision de l’État découle du fait que, lors des mandats précédents, les recettes du Conseil ne rentraient plus dans les caisses publiques. Le budget de l’année dernière s’élevait à 400 millions de francs pour une masse salariale de 1,7 milliard. Pour éviter des licenciements, certaines primes ont été réduites, d’autres supprimées ou suspendues afin de pouvoir couvrir la masse salariale. Aujourd’hui, la quasi-totalité du budget du CDB est absorbée par les salaires. »
Ce mouvement d’humeur constitue ainsi l’un des premiers dossiers sensibles qui attendent le nouveau bureau du Conseil départemental de Bendje.
Ludwine Djiembi

