Réunis ce mercredi 11 février 2026 à l’école publique Urbaine 1 de Port-Gentil, des enseignants membres du Syndicat de technique et professionnel( SYNECPRO)et du Syndicat de l’éducation nationale (SENA) ont tenu une déclaration publique en vue de favoriser une sortie pacifique de la crise qui secoue le secteur éducatif.
Au cours de cette communication, Moudoungou Sylvain président provincial du (SENA) et porte-parole a expliqué que le durcissement du mouvement de grève faisait suite à des menaces et intimidations dont auraient été victimes certains enseignants. Tout en reconnaissant les efforts consentis par le gouvernement, il a estimé qu’aucune négociation ne saurait prospérer dans un climat de tension.
« Depuis les années 1990, soit près de quarante ans de lutte syndicale pour la régularisation de nos droits légitimes et l’amélioration des conditions de vie des enseignants et de l’enseignement, la sagesse et la responsabilité nous commandent aujourd’hui d’examiner avec lucidité et mesure les mécanismes visant à guérir de manière structurelle le malade appelé Éducation nationale », a-t-il déclaré.
Dans cette optique, les enseignants sollicitent la mise en place urgente d’une commission spéciale indépendante chargée d’examiner en profondeur la situation du secteur. À l’issue de leurs concertations, ils annoncent avoir porté leur choix sur Léon Ababé, assisté d’une équipe d’experts, pour les représenter dans les négociations avec les autorités, conformément à un cahier des charges qui lui sera soumis.
Au terme de leur déclaration, les signataires ont annoncé la reprise des cours avec effet immédiat.
Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité. Le collectif SOS Éducation – Base Ogooué-Maritime s’est publiquement désolidarisé de cette démarche et a réaffirmé son maintien dans la grève.
Dans une déclaration distincte, ces responsables affirment ne pas se reconnaître dans l’initiative annoncée.
« Nous tenons à dire que nous, SOS Éducation Ogooué-Maritime, nous nous inscrivons en faux contre cette démarche et dénonçons une attitude que nous qualifions de manipulatrice. Il n’y a pas deux SOS Éducation. La base G8 n’a mandaté aucun représentant dans ce processus. Toutes ces manœuvres ne nous engagent nullement », a déclaré Ndong Nkoulou Paterne.
Selon lui, les revendications des enseignants sont déjà sur la table du gouvernement et il n’est pas question de « saboter le mouvement » alors qu’elles demeurent, selon le collectif, légitimes.
« Nous reprendrons les cours en toute légitimité et dans la dignité, et non sous la pression ou l’intimidation. Le moment n’est pas encore arrivé », a-t-il conclu.
Ludwine Djiembi


